Les portraits de citoyens

Alima River

Publié le 28/07/2021
Mis à jour le 02/09/2021

L'HUMANITAIRE AU DELÀ DES FRONTIÈRES

Beaucoup d’enfants à travers le monde sont encore privés d’éducation. Selon l’organisation des nations unies, près de 260 millions d’entre eux ne sont pas allés à l’école en 2019. En Afrique, 7 enfants sur 10 sont susceptibles de devenir des adultes analphabètes. Nouvellement créée, l’association Alima river s’engage pour favoriser l’accès à l’éducation dans les zones enclavées. Rencontre.

POUVEZ-VOUS VOUS PRÉSENTER ?

Je m’appelle Rodrigue Debi, je suis originaire du Congo et Crépynois depuis 2013. Consultant CRM (Customer Relationship Management), je conseille les entreprises sur leur relation client et les aide à mettre en place les stratégies adaptées. Très jeune, j’ai baigné dans l’humanitaire en aidant mon frère pour son association de lutte contre le VIH et le paludisme. Ma double culture, européenne et africaine, m’a permis de constaté le fossé qui existe et persiste entre les deux.
Je suis président de l’association Alima River, créée en juillet 2020.

QUELS SONT LES OBJECTIFS DE VOTRE ASSOCIATION ?

Faciliter l’accès à l’éducation et au développement des zones enclavées en Afrique, à commencer par la république du Congo. Comme disait Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ». C’est la clé du futur, un secteur d’investissement à long terme. Un enfant éduqué devient un adulte responsable.
Pour nous aider dans notre projet, nous récupérons des livres, manuels et fournitures scolaires, des jouets, des vêtements, etc. Lorsque nous avons un stock assez important, nous l’acheminons sur place.

D’OÙ VOUS EST VENUE L’IDÉE DE CRÉER CETTE ASSOCIATION ?

Ça faisait déjà quelques années que j’y songeais. Le contexte actuel m’a amené à repenser les choses. Avec l’aide de mes amis, le soutien de commerçants de Crépy-en-Valois, que je remercie au passage, de prescripteurs tels que la marraine du projet au Congo Brazzaville, Inès Nefer Ingani, actuelle députée de la majorité présidentielle ou encore Natacha Zoula, responsable des ventes des hôtels Radisson Blu et membre du Rotary Club au Congo, j’ai décidé de concrétiser ce projet. L’association porte le nom de la rivière qui borde des villages très enclavés au Congo, dont Mabirou, le village où vivait mon grand-père. Cette première zone cible est un choix du cœur, mais aussi de raison. Toute évolution à Mabirou aura un impact sur les villages alentours et grâce à des contacts sur place, je peux suivre les actions.

PARLEZ-NOUS DE VOTRE PROGRAMME.

Le programme YEKOLA a été établi sur 3 ans. Il consiste à réhabiliter et mettre en place des infrastructures scolaires de base, notamment la construction d’un collège, le premier se trouvant à plus de 40 km autour de Mabirou. Construire un centre de santé intégré avec les équipements de base pour apporter les soins nécessaires. Équiper les villages enclavés d’éclairage solaire et d’une fontaine à eau. Mettre en place des correspondances entre les élèves français et congolais. Organiser des voyages humanitaires et mettre en place un système d’autofinancement à travers l’agriculture, l’élevage et la pêche.
Les populations ont reçu la première partie des dons en avril 2021.

Même le plus petit des dons est un grand pas en avant : www.alimariver.org

Plus d’informations sur la page Facebook Alima River.
Téléphone : 07 77 84 68 25 – contact@alimariver.com

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